Monday, September 24, 2007

La souris à l'envers

À chaque fois que quelqu'un emprunte mon ordinateur au travail, c'est la même histoire. Ils essaient de cliquer et les menus contextuels apparaissent, ils commencent à se frustrer en disant quelque chose du genre "maudit Mac, ça marche pas" et me passent la souris en disant "vas-y donc, toi". Je me dois alors de leur expliquer pourquoi les boutons de ma souris sont inversés et qu'il y a en réalité deux boutons sur cette souris, même s'il n'y a pas de craque pour les séparer. Quelles sont les raisons qui ont poussé mon choix pour cette configuration inhabituelle?

Premièrement, j'ai été habitué à la souris à un seul bouton d'Apple pendant plusieurs années et j'ai développé une certaine position où ma main ne tient la souris que très légèrement, mon index reposant sur le coté droit du bouton. La deuxième raison, l'ergonomie, ne m'est apparue que plus tard. Vers la fin des années 90, alors que je passais de plus en plus de temps sur le web, j'enviais mes collègues qui avaient la petite roulette sur le bouton du milieu de la souris. J'achète alors une souris Logitech à 3 boutons qui fonctionne avec mon Mac. Très content de ne plus avoir à aller chercher les fleches à droite de la fenêtre pour naviguer au bas de la page, je gagne beaucoup de temps, me dis-je. Après seulement quelque mois, je commence à sentir des douleurs au poignet, et je suspecte la nouvelle souris. Je ne sais pas si c'est l'action de cliquer sur le bouton de gauche ou l'usage abusif de la roulette, deux actions qui demandent des mouvements pas trop naturels. Je peux très bien me passer du right-click; le control-click étant une seconde nature, mais pas la scroll wheel. Juste pour le fun, je branche ma vieille souris en plus de la logitech et surprise, Mac OS X n'a aucun problême avec ça.

J'ai donc deux souris: une pour pointer et cliquer (main droite), l'autre pour faire défiler les pages (main gauche). À ma pas si grande surprise, je n'ai plus de problême de poignet. Ça marche, mais pas trop élègant, me dis-je. J'essaie alors un Griffin PowerMate, gadget USB qui peut être configuré pour faire à peu près n'importe quoi. C'est un bouton qu'on peut tourner ou appuyer dessus et assigner différentes fonctions pour chaque action. Par example, appuyer le bouton fait changer de virtual desktop ces temps-si sur mon ordinateur et tourner le bouton fait défiler les pages, comme la roulette de la souris.

En 2005, Apple introduit la Mighty Mouse, leur première souris à "deux" boutons. Je cours au magasin pour m'en procurer une, me disant qu'avec le temps que ça leur a pris, ça doit être la souris parfaite. Je m'empresse de la configurer en mode deux boutons et je recommence à avoir des douleurs au poignet... La souris, physiquement, n'a qu'un seul bouton, mais peut détecter quel coté du bouton a été appuyé. Ainsi elle émule, optionnellement par le biais du logiciel, une souris à deux boutons. Façon de contenter les fanatiques de la souris à un bouton, où de plaire aussi bien aux gauchers qu'aux droitiers. Je réalise alors que j'appartiens à la première catégorie, et reviens au mono-bouton. Un moment donné, je réalise que mon index est toujours à l'endroit où serait le deuxième bouton si j'en avais un... alors je décide de tenter quelque chose de complètement fou, je vais dans le System Preferences et inverse les boutons. Juste pour voir... C'est ainsi que le left-click est devenu le right-click pour moi.










Figure 1: Position normale (gauche - ouch) position inversée (droite - ahhh).

Cliquer avec le bouton gauche est l'action la plus fréquente, donc logiquement, celle qui devrait demander le moindre effort. Curieusement, cela demande une torsion du poignet qui à long terme peut engendrer des blessures graves. La position de la main telle que représentée sur la figure 1 à droite est plus relaxe et l'index repose naturellement sur le bouton de droite. Pour accéder aux menus contextuels, je fais la petite torsion du poignet, mais cela n'arrive pas torp souvent. Depuis ce temps, je peux passer ma journée et ma soirée devant l'ordinateur et mon poignet est encore bon pour... recommencer le lendemain.

Friday, September 21, 2007

Mont Blanc pour 10$















Je suis tombé par hasard sur le site Instructables, rempli de trucs intéressants (hacks) pour amélorer des objets de tous les jours. Ce truc en particulier montre comment adapter une cartouche Mont Blanc dans un stylo à bille Pilot G-2. C'est vraiment trop simple, suffit de couper un bout de plastique à l'aide d'une lame. Après une courte visite chez Office Max, je me suis mis à la tâche. J'ai d'abord essayé avec un Pilot G-2, mais je trouve ce dernier un peu mince pour être vraiment confortable. Histoire de trouver la combinaison parfaite, j'ai également essayé un G-2 Pro et un Dr Grip Ltd, qui acceptent le même type de recharge mais ont un diamètre légèrement plus grand. Je n'ai pas aimé la prise du Dr Grip, qui est trop loin de la pointe. Par contre, le G-2 Pro est mon favori: bon diamètre, texture agréable, look sobre et distance entre entre la prise et la pointe offrant le degré de contrôle auquel je suis habitué. Ceci dit, est-ce que ça vaut la peine de dépenser 6$ pour upgrader un modeste G-2? Il s'agit déja d'un excellent instrument d'écriture avec une fluidité incomparable aux autres de sa catégorie. Je dois avouer que l'encre de la cartouche Mont-Blanc sèche plus rapidement et ne salit pas si on passe sa main sur le papier juste après avoir écrit. Le débit de l'encre est aussi plus uniforme que celui de la cartouche Pilot. Finalement, la cartouche a moins tendence à couler et former des cacas sur le bout de la pointe en période d'inutilisation.

Adapter une cartouche Mont Blanc n'augmente que marginalement la qualité du G-2, mais la différence est appréciable quand on est maniaque de l'ergonomie. Tant qu'a essayer, autant y aller avec le modele Pro, à moins que ce ne soit pour épater la gallerie: le modèle standard est transparent, mettant en évidence la marque de la cartouche... Je ne suis pas prêt à abandonner ma plume Waterman, mais ce nouveau stylo est mon second favori, spécialement avec l'encre bleue. Et je ne m'en voudrai pas trop si je l'oublie dans une réunion.

Friday, September 14, 2007

maxime a kitsilano

kitsilano_beach
Bruno est venu faire un tour a Seattle et nous sommes allés à Vancouver ensemble. Bien sur, voici les habituelles photos de ma visite parentale... Bruno en a pris quelques unes également.